Google s'oppose directement au gouvernement chinois
Sur le blog officiel de la société, David Drummond, un ponte de Google, n'hésite pas en effet à formuler des accusations très graves, même si à mots couverts, à l'encontre du gouvernement sis à Pékin, lequel se voit accusé d'exercer le piratage des données appartenant à des dissidents chinois ou encore d'encourager ou de couvrir des activités de piratage industriel.

S'agissant des piratages de compte de tiers, Google relève ainsi qu'après enquête il a constaté que plusieurs (et surement) beaucoup des comptes personnels appartenant à des activistes des droits de l'homme, et reposant sur des services de Google, avaient été "visités" par des tiers, d'origine chinoise s'entend. de même, ont été visités les comptes Google (Gmail notamment) de dissidents chinois.
Google prenant le soin de préciser que ces "visites" ne sont toutefois pas dues à des brèches de sécurité dans les services de Google mais à des intrusions via Phishing et autre installation de logiciels espions sur les ordinateurs des utilisateurs piratés.
Bien entendu, sous cet émoi provoqué par ces atteintes intolérables l'intérêt économique ne doit pas être loin, et il ne l'est pas effectivement puisque si Google s'émeut lui-même de ce piratage institutionnel organisé par la Chine sur des personnes n'ayant que pour but le respect des droits de l'homme dans ce pays il est lui-même victime de ce piratage.
Rappelons en effet que Google de gré ou de force s'est toujours prêté au petit jeu de la censure chinoise, et u moins ne s'en est jamais plaint aussi ouvertement que s'agissant de ses actes de piratages, ainsi avec l'affaire de la censure du site du distributeur Carrefour en mai 2008.
L'affaire est en effet cette fois ci plus grave pour Google, et inadmissible, puisque au cours du mois de décembre dernier et alors qu'il croyait avoir affaire avec un piratage destructif de haute technologie, il s'est rendu compte que ledit piratage ne visait que le vol de ses secrets industriels, avec un vol de la "propriété intellectuelle" de Google.
Après avoir lancé ses limiers sur l'affaire Google s'aperçut même qu'une vingtaine d'autres sociétés du secteur des nouvelles technologies avaient été visées de la même façon.
C'est pour tout cela que Google dit examiner les conditions du maintien de son activité en Chine et déclare, sans ambages, qu'il ne procèderait plus comme par le passé à la censure sur ordre des résultats proposés par son moteur.
Comme quoi un petit problème économique peut parfois provoquer quelques avancées en matière de Droit de l'homme.
Source : A new approach to China [en]
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